Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 19:27

Un tout petit chaton miaulait désespérément. Cela faisait des heures qu'il
appelait en vain. Personne ne le voyait, personne ne l'entendait, personne ne se rendait compte qu'il avait besoin d'aide.
Il s'assit au bord d'un chemin, se demandant s'il existait une personne sur terre
capable de s'intéresser à son pauvre sort.


Non loin de là, un vieux renard faisait sa promenade matinale, perdu dans ses
pensées, quand soudain il entendit des miaulements rageurs.
Tiens, se dit-il, quel est cet imprudent qui appelle pour que l'on vienne le
dévorer. Intrigué, il alla voir et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un si
petit chat faisant si fort de bruit.


– Qui es-tu ? Et que veux-tu ? Ne sais-tu pas qu'il est dangereux de se faire
remarquer ainsi ?
– Enfin répondit le chaton, j'ai bien cru que personne ne m'entendrait
jamais !
– Cela eut sans doute mieux valu pour toi, dit le renard en s'approchant
d'un air menaçant. Pourquoi ne t'enfuis-tu pas en ma présence ? N'as-tu
pas peur que je te dévore ?
– Ah non alors s'écria le chat, vous êtes le seul à avoir répondu à mes appels,
je ne vais surement pas me sauver maintenant. Et puis, pourquoi
voudrais-tu me manger? Je ne te veux pas de mal moi !


Le renard, tout d'abord estomaqué de tant d'aplomb, éclata d'un rire tonitruant.


– Et bien, c'est la meilleur de la journée celle-la. Regardes-toi, tu es tout
ébouriffé et pas plus gros qu'un poussin, et en plus, tu n'as pas peur de
moi !
– Mais, vous ne voyez pas que j'ai besoin d'aide. Mes parents ont disparu, je
suis tout seul au monde à présent. J'ai besoin que quelqu'un me protège,
me nourrisse et fasse mon éducation. Et apparemment je suis bien tombé.
Vous m'avez l'air costaud, intelligent et fort rusé. C'est tout à fait ce qu'il
me faut. Voulez-vous bien vous occuper de moi et, m'enseigner toutes les
choses de la vie. En échange, je vous obéirai, vous respecterai et prendrai
soin de vous lorsque vous serez bien vieux.


Jamais, dans toute sa longue vie de renard, il n'avait entendu un discours pareil.
Il en fut troublé et attendri. Après tout, pourquoi pas, ce serait sans doute
divertissant. Et puis, il n'avait plus d'enfants. Ses deux petits étaient morts
l'hiver dernier, ainsi que son épouse.


– Soit, dit-il, je vais m'occuper de toi, et il va y avoir du travail, parce
qu'apparemment tu ne connais rien du tout, ni à la vie, ni aux usages. Je
crois que nous allons commencer par là, sinon tu ne vivras pas bien vieux.
Tu m'as l'air bien fatigué, maigrichon et tu as besoin d'un bon bain. Allez,
grimpes le long de ma queue et allonges toi sur mon dos. Je te ramène chez
moi. Profites du voyage pour te reposer.


Dans la forêt, tout le monde accourait pour voir passer cet étrange attelage. Un
vieux renard affublé d'un minuscule chaton dormant en ronronnant sur son dos.
Petit chaton était heureux, il s'était endormi, confiant, car il savait qu'il avait
trouvé là un bon guide. Ses parents avant de disparaître avaient tout de même eu le temps de lui enseigner une chose :


– Aimes toute personne que tu rencontreras. Respectes-la et parles lui
normalement, sans peur et sans haine. Ainsi, ceux que tu croiseras, te
respecteront et t'aimeront en retour.

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 18:47

Brindille était un adorable petit lézard,
Seulement voilà, la nature avait fait une erreur. Il était blanc. Et un lézard se
doit de ne surtout pas être blanc.
Sa maman était très fière, elle était la seule à avoir une progéniture aussi
étonnante. Elle avait bien conscience qu'un lézardeau blanc c'était un peu
dangereux. Il risquait à tout instant de se faire dévorer, mais, elle veillait dessus
comme si c'était un trésor. Et d'ailleurs, c'était son trésor à elle.


Brindille lui, ne le voyait pas ainsi. Il ne pouvait rien faire sans se faire repérer.
Que ce soit à la maison, à l'école ou dans les rochers, on ne voyait que lui.
Il avait beau essayer de se cacher, rien à faire. Il ne pouvait jamais sortir seul, il
était toujours accompagné par un adulte ou par un ainé. En l'occurrence
aujourd'hui, il s'agissait de Ted, son grand frère.


– Marre, j'en ai marre, dit-il en balançant son cartable. Ca ne peut plus
durer. Je dois trouver une solution.


Les jours passaient, et Brindille réfléchissait. Toutes les idées qui lui venaient
étaient irréalisables. Il avaient même demandé à Mamie Lézi de lui confectionné
un anorak couleur pierre. Mais il n'arrivait pas a bouger correctement avec, et
plusieurs fois, il avait raté un rocher en sautant. Cela n'allait pas.
A force de se creuser les méninges, il avait attrapé mal à la tête.
Il décida donc d'aller se reposer à l'ombre d'un gros caillou sous la surveillance
de Ted qui, lui s'endormit sur le dessus au soleil.


Un cri trop bien connu lui glaça le sang. Un faucon l'avait repéré. Ted dormait
toujours, et Brindille était affolé. Il se mit à courir dans la prairie, ce qui était
exactement le contraire de ce qu'il aurait du faire. Mais il était pris de panique.
En zigzaguant pour éviter son prédateur, il s'enfilant sous le cartable qu'une
petite fille avait abandonné là, pour aller jouer au ballon avec ses copines.
Ouf, il était sauvé, du moins provisoirement. Que fallait-il faire ? Appeler Ted ?
Celui-ci était beaucoup trop loin maintenant, et avait très certainement du se
mettre à l'abri aussi.
Il en était là de ses réflexions lorsque le cartable parut s'envoler. A sa place, il vit
apparaître un joli petit nez plein de taches de rousseur. Marinette le regardait
avec intérêt, et d'un coup poussa un strident cri de joie : - oh, venez voir, j'ai
trouvé un lézard blanc ! Toutes ses camarades accoururent. Oh, mais qu'il est
joli.

- Comment t'appelles-tu joli lézardeau ?

Un peu effrayé tout d'abord, le petit lézard, se détendit; Apparemment, elles
n'allaient pas lui faire de mal.


– Je me nomme Brindille, et je suis une erreur de la nature !
– Pourquoi dis-tu cela, demanda une autre petite fille, les yeux écarquillés.
– Bin, je suis tout blanc, c'est pas normal un lézard blanc. En plus, ça ne me
créé que des problèmes. Je viens juste d'échapper à un faucon. C'est pour
cela que je me suis réfugié sous ce cartable. Je cherche en vain une idée,
pour arriver sain et sauf jusqu'à l'age adulte. Là, normalement, lorsque
j'aurai mué, je retrouverai ma couleur normale. C'est ce qu'à dit le
médecin à ma maman. Mais en attendant, quelle galère !
Vous n'auriez pas une idée dés fois. Les filles ça a toujours des idées.


Marinette gratta le bout de son joli nez. J'ai une idée dit-elle, on pourrait te
peindre d'un joli vert gris. Qu'en dis-tu ? Nous avons nos gouaches, aujourd'hui
c'était jour de peinture à l'école.


Pourquoi pas ? Brindille était enthousiaste. Quelle bonne idée ! Il se mit à poser
telle une star. Il ne bougeait pas. Les filles s'appliquèrent de leur mieux. Le
résultat était irréprochable. Après qu'il fut bien sec, elles firent des essais et le
posèrent sur un rocher, puis sur l'herbe, puis sur la terre et enfin sur des
brindilles. Parfait, c'était parfait.


Tout heureux, le petit lézard les remercia chaleureusement et promis de revenir
les voir bientôt. Il rentra chez lui, heureux de passer enfin inaperçu.


Sa maman elle, ne fut pas très contente. Maintenant il ressemblait à tous les
autres lézards. Mais quand il lui raconta l'épisode du faucon, elle eut si peur,
qu'elle accepta son déguisement avec soulagement.


Plusieurs jours passèrent ainsi, et Brindille était très heureux. Il menait enfin la
vie normale d'un petit lézardeau.
Un après-midi en revenant de l'école, il fut pris sous une violente averse.
Malheur, il déteignait ! Ses couleurs coulaient sur la terre. Il courrait aussi vite
que possible, mais bientôt, il fut de nouveau tout blanc.
Il était désespéré, il se mit à courir dans tous les sens en pleurant. Puis, épuisé, il
s'arrêta et se rendit compte qu'il était tout près de la clairière où il avait
rencontré les petites filles. Alors il trottina, en espérant que ….


Oui, elles étaient là, abritées sous un arbre.


– Ohé, les filles, Marinette, c'est moi Brindille.
Les petites filles l'aperçurent tout de suite, évidement un lézard tout blanc, qui
fonçait sur elles à vive allure !
– Oh, tu as déteint ! Nous allons t'amener à la maison et te repeindre!
Sitôt dit, sitôt fait, elles partirent en courant chez Marinette, qui avait mis le
petit lézard dans sa poche.


Arrivées à destination, elles montèrent les marches menant à la chambre de la
fillette et s'assirent sur le lit. Marinette se dépêcha de libérer Brindille; Elle le
déposait sur son bureau au moment où son frère, Christian entra dans la
chambre.


– Salut les filles ! Oh, mais c'est quoi ? Un lézard blanc, c'est original, vous
faites quoi avec ?
– Rien, on va le repeindre pour qu'il soit invisible des serpents ou des
faucons. On l'avait déjà peint une fois, mais la pluie a tout enlevé.
– Evidemment, vous avez utilisé de la peinture à l'eau. Ce qu'il vous faut,
c'est ma peinture pour maquette, elle est indélébile.

A peine eut-il fini de parler qu'il disparut dans sa chambre. Il revint quelques
minutes après avec tout son matériel : pinceaux et petits pots de peinture.
– Alors, il veut quoi comme couleur le petit père ?
– On fait comme la dernière fois Brindille, ça te va, demanda Marinette ?
– Oui, c'était parfait répondit le petit lézard.

La fillette s'appliqua du mieux qu'elle put. Elle faisait très attention, car elle
savait qu'elle ne devait pas se tromper; Elle n'avait pas le droit à l'erreur. La
peinture, une fois appliquée, elle ne pourrait plus la retirer.


Ils retenaient tous leur respiration. Enfin, quand elle eut terminé, elle se recula
pour regarder son oeuvre. Tout le monde se mit à applaudir. C'était du grand
art. Il fallait vraiment être au courant pour savoir que ce n'était pas ses vrais
couleurs. Brindille était soulagé. Quand il fut bien sec, Marinette et Christian le
raccompagnèrent jusque chez lui. Son camouflage était si parfait que bien
souvent ils devaient l'appeler pour savoir s'il était toujours là.


Après d'émouvants remerciements, brindille rentra chez lui. Il embrassa sa
maman, son papa, leur raconta sa merveilleuse aventure, et les remercia d'être
né blanc, parce que grâce à cela, il s'était fait de nouveaux amis.
Et ça, c'était vraiment le plus beau cadeau que la vie pouvait lui faire.

Par la-passion-des-mots - Publié dans : Contes pour enfants - Communauté : Ecriture Libre
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 17:37

      Escalier entortillé. J'ai le tournis, mais je vais y arriver. Ce
château est trop beau pour que j'abandonne avant d'être tout en haut.
Ma tête bourdonne, j'ai des hallucinations, je cours pour mettre fin à
mon calvaire. Les fées sont là, elles m'encouragent. Allez, vas-y, il n'en
reste plus beaucoup, encore un effort et c'est gagné.
      Et enfin, je respire l'air de la liberté. J'y suis, je n'ai plus de
souffle, je crache mes poumons, un sifflement rauque sort de ma
gorge, mais je suis ravie, je l'ai fait. J'ai monté ces centaines de
marches en courant et sans m'arrêter. C'est idiot pour sûr, mais j'aime
faire des choses idiotes de temps à autre. C'était mon petit défi du jour.
      J'ai fait mieux que les papes, car je suis certaine, qu'ils ne l'ont
jamais monté au galop, ce satané escalier en colimaçon.
      A présent, j'admire la beauté du paysage et de l'horizon, c'est à couper le souffle. En bas le Rhône s'étire majestueux et indifférent. J'étends les bras, pour un peu, le nez levé, je m'envolerais de cette fabuleuse cité. J'ai envie de crier, c'est beau, c'est beau la liberté. L'univers est là pour me féliciter. Je suis émerveillée, je veux tout visiter. La terre est mon palais. Plus le site est puissant et plus mon énergie se développe.
      Envoûtement des lieux, j'extirpe la puissance de cet instant. C'est
ensorcelant, je me sens pénétrée du pouvoir enfoui de la cité magique.
Je capte les énergies, je les fais miennes, je les transforme, je me
régénère. Je suis comme aimantée. Les présences anciennes me
transmettent leur savoir, leur pouvoir. Je suis comme un phénix, je
renais de cet antre puissant et glorifiant !

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 17:29

     Croissants du petit matin, hmmm, existe t-il meilleur chose au
réveil qu'un café odorant et des viennoiseries encore chaudes. La
journée s'annonce bien. Balade dans le parc où le silence ne sera
troublé que par le coin coin des canards. Ensuite déjeuner à l'ombre
des voutes centenaires du quartier historique. Puis, tranquillement
flâner dans les rues de la ville écrasée de lumière.
     Apposer nos mains sur les vestiges brûlants, déambuler au
rythme de nos émotions. Laisser la moiteur du jour nous envahir, nous
ensorceler. S'asseoir tout en haut de la ville, sur le petit muret qui
surplombe cette majestueuse cité. Puis redescendre en frôlant les murs
pour se protéger de la brûlure du soleil.
     Se dire que chaque jour nous pouvons admirer ce paysage
magnifique. Mais n'est-il pas extraordinaire, simplement parce que
nous le regardons à deux, avec les yeux de l'amour et du désir.
     Qu'importe, s'il est beau aujourd'hui, il se chargera de notre
amour et nous le rendra plus tard dans nos souvenirs. Il y a déjà
tellement de passion en ces lieux, qu'un peu plus ne fera que l'embellir.
     En courant nous redescendons vers le fleuve. Notre place est
libre, mi-ombre, mi-soleil. Assis, nous regardons l'onde moirée
s'acheminer, indifférente à nos sentiments exacerbés. Debout, assis,
partons, restons. Ou allons nous ? Viens ! la-bas le petit café oriental
où ils servent un délicieux thé à la menthe.
     Journée ordinaire, elle est à refaire. Simple et tranquille, l'amour
brille. Demain... demain on verra bien. Demain c'est incertain, mais
l'amour est présent sur les ailes du temps. Alors il reviendra, et
lorsque l'on repassera par ici ou par là, à nouveau il nous happera !

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 17:15


     Aspirateur en colère, tu vrombis dans toute la maison. Le chien
ne t'aime pas, tu troubles son repos avec tes cris rageurs. Les petits
laissent leurs coloriages pour voir passer le monstre rouge. Toute la
maisonnée est sens dessous dessus. Ce matin c'est jour de grand
ménage. Tout va y passer, nul endroit où se réfugier, il faut donc se
résigner.
     Les couettes et couvertures sont jetées pêle-mêle sur le balcon de
la chambre à coucher. Les oreillers sont tapés violemment et quelques
plumes téméraires tentent de s'échapper de ce massacre redouté.
Puis vient le tour des jouets, nettoyés et rangés avec ordre et
méthode. Les chaussures balancées seront remisées avec soin dans le
placard à cet effet. Viens le tour des paquets de bonbons et gâteaux
abandonnés. Ils seront triés et jetés si besoin est. Les vêtements
éclaboussés de part et d'autre, seront soigneusement pliés ou alignés
dans la penderie.
     Rien n'échappera à l'oeil vigilant de la maîtresse de maison.
Inutile aujourd'hui de lui demander quoi que ce soit. Elle n'est pas
d'humeur. On l'entend maugréer tout bas, les récriminations
habituelles : - Y'en a marre de ce bazar ! Apprendront-ils un jour a
être soigneux et ordonnés ?
     Mais que nenni, c'est dans le désordre que ces chers petits aiment
à évoluer. Quand c'est rangé, c'est plus chez eux, alors forcément ils
recréent rapidement leur monde. Pour se faire, ils éparpillent,
balancent vêtements en tous sens, projettent jouets et cahiers dans les
coins les plus reculés. Et enfin c'est acceptable, ça ressemble à leur
univers, fait de bric et de broc qu'avec le temps ils apprendront à
assembler. Parce que pour créer, il faut de la matière. Il leur faut un
ordre bien particulier, qu'eux seuls peuvent apprivoiser ! Il faut les
laisser faire. Ils doivent modeler leur terre. Dans leur esprit est la
magie.
     Alors fermons la porte, et laissons l'univers à sa manière les
amener vers la lumière !

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